Contrôle pré-Jeux
De manière générale, les contrôles en compétition sont planifiés et réalisés par l’organisateur de la manifestation. En l’occurrence, et comme pour les Jeux olympiques précédents, le Comité international olympique (CIO) sera responsable des contrôles effectués lors de la période des Jeux olympiques — qui s’étend de l’ouverture du Village olympique à la cérémonie de clôture des Jeux, soit du 4 au 28 février 2010. Le CIO travaillera avec le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver (COVAN) pour réaliser des contrôles sur les sites olympiques pendant cette période.
Mais les contrôles du dopage feront également l’objet d’une attention particulière en dehors des sites olympiques. Certains sportifs arrivent au Village olympique alors que les Jeux ont déjà débuté; d’autres le quittent sitôt leur compétition terminée. D’autres encore logent ailleurs qu’au Village. Ainsi, sur la base du modèle mis en place aux Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City en 2002 et constamment renforcé depuis, le CIO, le COVAN et l’AMA ont créé un groupe de travail chargé de planifier et de coordonner les contrôles avant l’ouverture des Jeux. Ce groupe collabore étroitement dans le cadre de la planification des contrôles et de la sélection des sportifs à contrôler.
De plus, ce groupe est chargé de coordonner les contrôles et de réunir les informations sur la localisation des sportifs qui participeront aux Jeux, notamment par l’entremise du système d’administration et de gestion antidopage de l’AMA (ADAMS).
Avant et pendant les Jeux, le groupe de travail sera en contact régulier avec les différentes organisations antidopage effectuant des contrôles, y compris les fédérations internationales (FI), les organisations nationales antidopage (ONAD) et les comités nationaux olympiques (CNO).
« Cette approche coordonnée s’est avérée efficace lors des dernières éditions des Jeux », explique le directeur général de l’AMA, David Howman. « En 2008, un nombre important de sportifs ont été empêchés de participer aux Jeux olympiques de Pékin parce qu’ils avaient violé des règles antidopage dans les semaines précédant la manifestation. Nous voulons faire en sorte que les Jeux soient une plateforme offrant aux sportifs « propres » la possibilité de parvenir à l’excellence sportive dans un environnement propice. »
Ainsi qu’elle l’a fait lors des dernières éditions des Jeux olympiques, à la demande du CIO et en coordination avec celui-ci, l’AMA pourra effectuer des contrôles durant la période des Jeux sur des sportifs qui participeront aux Jeux mais qui ne sont pas encore installés au Village olympique ou qui ne s’entraînent pas sur des sites olympiques. Par une délégation de pouvoir du CIO, l’AMA pourra ainsi contrôler dans le monde entier, de façon inopinée, les futurs participants aux Jeux à partir de l’ouverture du Village olympique le 4 février 2010.
En plus des contrôles sur les sites olympiques pendant les Jeux, le CIO est responsable de la gestion des résultats de tous les contrôles liés aux Jeux. L’AMA travaille également en étroite collaboration avec le Comité international paralympique (CIP) pour coordonner les activités pré-Jeux. Le programme de contrôles hors compétition de l’Agence mettra l’accent sur les sportifs dont la participation aux Jeux paralympiques de Vancouver est prévue, à l’instar du dispositif mis en place pour les Jeux olympiques.
Dans le cadre des Jeux de Vancouver, le CIO (pour la première fois) et le CIP utiliseront ADAMS pour leurs programmes de contrôle du dopage. ADAMS leur fournira un outil hautement sécuritaire pour les activités de planification, de coordination et de gestion de leurs programmes respectifs. De plus, ADAMS permettra aux organisateurs d’enregistrer directement dans le système les formulaires de contrôle de dopage depuis les postes de contrôle du dopage.