Un laboratoire de pointe pour les Jeux

Article rédigé par le COVAN

Les échantillons prélevés dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 seront analysés dans l’un des laboratoires antidopage les plus sophistiqués du monde.

Ce laboratoire de 1,350 mètres carrés situé à Richmond, près de Vancouver, constitue un élément important dans le cadre de l’objectif de Jeux sans dopage établi par le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN), sous la direction et l’autorité du Comité international olympique (CIO) et du Comité international paralympique (CIP). Le budget total consacré aux programmes antidopage des Jeux est d’environ     16,4 millions $ CA, dont 8,9 millions $ alloués au laboratoire et 7,5 millions $ aux opérations.

Le laboratoire de Richmond opèrera durant les Jeux comme laboratoire satellite de l’Institut national de la recherche scientifique Institut Armand-Frappier (INRS) situé au Québec. L’INRS est le seul laboratoire canadien accrédité par l’AMA. Sa renommée n’est plus à faire, avec plus de 30 ans d’expérience en matière d’analyse d’échantillons de sportifs internationaux. 

À compter de janvier 2010, 30 techniciens de l’INRS se relaieront jour et nuit au laboratoire de Richmond. Sept scientifiques internationaux provenant d’autres laboratoires accrédités par l’AMA apporteront leurs connaissances dans le cadre de l’analyse des échantillons et de l’interprétation des résultats. Les premiers échantillons officiels des Jeux seront livrés au laboratoire le 4 février 2010, dans le cadre de prélèvements d’urine et de sang avant les compétitions. Le laboratoire analysera environ 2 425 échantillons d’urine et de sang prélevés sur des sportifs participant aux Jeux. 

« Le COVAN s’oppose fermement au dopage dans le sport », explique Cathy Priestner Allinger, vice-présidente de direction, Sport et exploitation aux Jeux. « Les sportifs méritent de concourir sur un terrain équitable, et, pour atteindre ce but, un programme de contrôle du dopage rigoureux est essentiel. Ce laboratoire sur place constitue un élément central du programme. Il dispose d’équipements à la pointe de la technologie et de scientifiques de premier plan grâce à l’INRS. »

La ville de Richmond soutient le COVAN en lui fournissant des installations à l’Anneau olympique de Richmond, qui accueillera les compétitions de patinage de vitesse des Jeux. Après les Jeux, cet espace hébergera un centre de médecine sportive et des services de science sportive pour la communauté. « Nous sommes heureux d’accueillir à l’Anneau olympique de Richmond un laboratoire si important pour la réussite des Jeux », se réjouit le maire de Richmond, Malcolm Brodie.

Le laboratoire est une copie conforme de celui de l’INRS à Montréal, depuis les équipements utilisés jusqu’à l’aménagement, afin de faciliter le travail des techniciens dans leurs nouveaux locaux. Le laboratoire est également insonorisé et protégé contre les séismes.

« Nous sommes fiers de collaborer avec le COVAN dans le cadre de la réalisation d’un programme antidopage de classe mondiale pour les Jeux d’hiver de 2010 », note le Dr Christiane Ayotte, directrice du laboratoire de contrôle du dopage à l’INRS. « Le laboratoire de l’Anneau olympique de Richmond utilisera les techniques et les méthodes les plus sophistiquées de détection de substances interdites dans les échantillons d’urine et de sang des sportifs. »

L’hébergement du laboratoire dans des installations sportives sécurisées est sans doute une première dans l’histoire des Jeux olympiques et paralympiques. Les responsables du transport depuis les sites olympiques jusqu’au laboratoire déposeront les échantillons de sang et d’urine dans un lieu sécuritaire — semblable aux caisses de dépôt des banques — d’où ils seront directement acheminés dans des unités réfrigérées.

Le laboratoire cessera ses activités à la fin mars 2010, à l’issue des Jeux paralympiques. La plupart des équipe-ments seront rachetés par l’INRS et utilisés dans ses installations de Montréal, comme témoignage durable des Jeux d’hiver de 2010.

« Le laboratoire de l’Anneau olympique de Richmond utilisera les techniques et les méthodes les plus sophistiquées de détection de substances interdites dans les échantillons d’urine et de sang des sportifs. »
Dr Christiane Ayotte, directrice du laboratoire de contrôle du dopage à l’INRS